Lila Derridj

Danseuse-performeuse et chorégraphe

Lauréate de la Fondation Banque Populaire en 2014
Présentée par Banque Populaire Rives de Paris

Ce qu’on perçoit comme une entrave donne finalement accès à une liberté nouvelle.

Lila Derridj est danseuse-performeuse et chorégraphe.
Elle est diplômée en architecture et c’est lors de ses études qu’elle s’est intéressée à la danse. Entre autre, parce qu’elle se déplace en fauteuil roulant, c’est aussi à ce moment là qu’elle a commencé à se questionner sur la notion de norme et de standard de corps. La légitimité individuelle lui tient particulièrement à cœur. C’est pourquoi, elle s’interroge sur les formes que revêt le pouvoir dans ce qu’il a de discriminant. Les qualités de sa spécificité physique lui ont permis d’inventer un langage chorégraphique qui est au plus près de la singularité de son corps. Cela, dans l’exploration d’une danse où le mouvement est peu codifié. Elle est sensible à la danse rituelle.

Ses propositions cherchent autour de formes chorégraphiques qui lient les arts vivant aux arts plastiques et à l’architecture. Elle a coécrit des pièces et a été interprète dans des pièces chorégraphiques ainsi que dans une comédie musicale. Elle vient de créer son premier seul en scène « Une Bouche », pour lequel elle a obtenu une bourse de la Fondation Banque Populaire.
Elle enseigne depuis 2003 ; d’abord la photo, la vidéo et aujourd’hui l’architecture, à L’Ecole Nationale Supérieur d’Architecture de Paris Belleville, dans le cadre de l’intensif « corps, matière d’architecture ». Elle transmet également la danse depuis 2007.

Elle participe en tant qu’intervenante à des conférences en France et à l’étranger sur des thématiques touchant à la danse et à l’architecture.

Oeuvres majeures

« UNE BOUCHE », premier spectacle solo

« Une Bouche » est l’utopie d’une femme au corps singulier, riche d’une double culture algérienne et française. C’est une ode à tous les possibles du corps. Un cri pour affirmer que la pensée collective d’un corps idéal est excluante et discriminante. Dans cette pièce, La beauté se trouve dans le déséquilibre et la puissance dans la fragilité. Une bouche invite à suivre les mutations d’une créature sensuelle qui plonge dans ses libertés retrouvées.

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