Jérôme Delepine

Artiste Peintre

Lauréat de la Fondation Banque Populaire en 2015

Présenté par Banque Populaire Rives de Paris

Je peins tous les jours. Je peins en musique, la musique guide mon trait.

Jérôme Delépine travaille en musique. Les ondes sonores l’accompagnent, l’enveloppent, l’inspirent dans la patiente exécution des tableaux ; elles prennent corps dans les subtiles variations colorées, dans la vibration des formes qui fait toute la beauté de ses peintures.

Peintures de paysage souvent, aurores splendides, nuées abstraites, irradiations dorées. Figures aussi, femmes, enfants, attroupements qui partagent avec les extérieurs les forts effets de contraste entre ombre et lumière, les contours estompés qui invitent à rêver, éveillent des récits imaginaires. Figures ou mirages, car quelques géants hantent les toiles, rappelant que chacune d’elles est un défi que Jérôme Délepine, malvoyant, relève avec une force et un talent qui impressionnent, captivent.

Ses vastes paysages aux pénombres, aux effets de lumière vaporeux, rappellent les toiles mystérieuses de Goya. Le peintre espagnol avait cherché, par ses visions hallucinées, noires, cauchemardesques, à dénoncer le sommeil de la raison, l’obscurantisme qui menaçait les Lumières. Le climat est tout autre dans les œuvres de Jérôme Delépine qui ne représente pas la cruauté guerrière, ni l’horreur, ni l’effroi. Si l’inquiétude est présente, si les ciels sont parfois lourds de nuages tourmentés, la lumière transparait toujours entre les branches, elle se fraye un chemin entre les masses sombres, réveille les étangs froids par des irisations bleues, des tourbillons roux et ocres, des volutes porteuses de vitalité, de ravissements visuels.

Ce souffle lumineux qui anime les paysages, qui fait respirer les horizons abstraits, les nuées saisissantes, gagne aussi les personnages. Sur une toile, l’artiste reçoit la visite d’un oiseau, dont la blancheur soudaine repousse l’obscurité et surprend le peintre tout à son entreprise. A l’image de cet oiseau, la peinture de Jérôme Delépine nous parle de – ou plutôt nous joue –  l’émergence de la lumière, sa permanence, sa résistance. Comme dans ces oeuvres où un fleuve enveloppe de ses boucles tranquilles une vaste perspective ; la quiétude est alors celle des premiers mondes ; plus beaux, serait-on tenté de croire, que les mondes actuels, en raison de leur vibrante douceur, de l’impression d’innocence qu’éveille la nature.

Peinture de consolation, de respiration, de dépassement. La solitude de Don Quichotte, le voyageur qui parcourt ces espaces aux rares peuplements, s’adoucit à la lueur des horizons magnifiques.

Par Théophile Barbu

Oeuvres majeures

La Fondation Banque Populaire et les éditions Lelivredart s’associent pour publier un ouvrage monographique retraçant le parcours artistique de Jérôme Delépine. Pour aider à la réalisation de ce bel ouvrage, les éditions Lelivredart organisent une souscription qui, avec votre concours, contribuera, nous l’espérons, à la diffusion de l’œuvre et du parcours de l’artiste.

LIVRE À PARAITRE - SOUSCRIPTION