"À quatre ou rien", Un film de Chloé Perlemuter avec le Quatuor Akilone

Une aventure humaine et artistique

« En août 2018, l’altise Louise Desjardins décide de quitter le quatuor Akilone qu’elle a fondé en 2011 avec Émeline Concé, Élise De-Bendelac et Lucie Mercat. En janvier 2019, Tess Joly prend la place de Louise. En mars 2019, le quatuor Akilone joue les trois quatuors Razumovsky op.59 de Beethoven à la salle Cortot à Paris. J’ai voulu partager ce moment « critique » avec les musiciennes, le film raconte leur aventure et saisit comment une pièce manquante d’un puzzle révèle l’ensemble. D’un Razumovsky à l’autre, Hatto Beyerle et Mathieu Herzog accompagnent le travail du quatuor dans la tension du compte à rebours qui précède les concerts à Paris. »
– Chloé Perlemuter

La genèse du film

« En 2015, après plusieurs années d’aventure humaine commune, nous réalisons que les trois quatuors Razumovsky de Beethoven résonnent en nous comme peu de quatuors l’ont fait auparavant. Ils nous réunissent si fort et de manière évidente, que l’idée d’en garder « une trace » nous vient très naturellement.
Après mûres réflexions et partages d’idées, nous rencontrons, en 2018, Chloé Perlemuter, réalisatrice, grande mélomane, et même musicienne à ses heures perdues ! Nous insistons sur le fait que cette merveilleuse rencontre, qui allait donner lieu à ce très beau projet, n’aurait pu avoir lieu sans l’incroyable générosité de Stéphane Goldet, qui, depuis 2016, nous suit, nous soutient et nous aide avec passion. »

L’histoire

« Ce film raconte un moment clé de notre vie de quatuor : celui du changement d’un de nos membres, notre altiste. Avec cet événement, l’axe initial du film a pris une tournure différente : c’est l’histoire d’un nouveau quatuor Akilone. Avec Hatto Beyerle, l’un de nos mentors depuis nos débuts, nous plongeons dans le travail autour des trois quatuors op.59 de Beethoven et découvrons aussi ce que le changement apporte de nouveautés et de problématiques.

Dans l’optique de donner ces trois quatuors en concert à la salle Cortot pour le Centre de Musique de Chambre de Paris, nous avions envie d’amener le public à découvrir l’envers du décor, de lui faire partager nos recherches, nos questionnements sur la musique… bref, tout le travail en amont du concert que nous sommes habituellement les seules à vivre.
La confrontation des idées et des sentiments, le constant désir d’aller « plus loin » et l’union des émotions dans la musique représentant notre quotidien qui, pourtant ne se répète jamais ! Depuis neuf ans d’histoire commune, c’est bien cette quête musicale qui nous passionne, et c’est notre amour du répertoire de quatuor qui nous maintient ensemble. Tout ce qui fait que c’est « À quatre ou rien ». »

« À quatre ou rien » sera prochainement diffusé sur France Télévisions et sera également mis en ligne sur la plateforme de vidéo à la demande Medici.tv

La Fondation Banque Populaire a choisi d’accompagner ses musiciens lauréats en les débarrassant des inquiétudes financières pour un, deux ou trois ans. Ainsi, ils peuvent aller jusqu’au bout de leur ambition et oser des projets importants et déterminant au démarrage de leur carrière tel que celui-ci porté par le quatuor Akilone.


Le mot de Chloé Perlemuer, réalisatrice


D’une altiste à l’autre, d’un Razumovsky à l’autre, le film navigue entre travail et rencontres jusqu’au concert à la Salle Cortot.

J’ai appris à connaître et comprendre les musiciennes du quatuor Akilone au cours de la crise qu’elles viennent de vivre il y a quelques mois. Je les ai accompagnées dans cette épreuve, aventure,  – le désarroi d’Emeline, la colère de Lucie, la culpabilité de Louise, le découragement d’Élise, le trac de Tess.

J’ai partagé une réelle intimité avec elles et suis touchée de la confiance qu’elles m’ont témoignée. J’ai découvert et aimé des personnalités fortes et attachantes, à la fois complémentaires et contradictoires : même si elles s’affrontent en répétition, elles se retrouvent au concert et mettent leurs tensions au service de la musique.